À chaque GEIQ ses spécificités

Il existe plus de 200 GEIQ (groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification répartis sur le territoire français. Si leur finalité est commune – contribuer à l’emploi durable tout en offrant un vivier de candidats aux entreprises adhérentes –, les attentes et contextes varient en fonction du secteur d’activité. Les explications de Foucauld Rontard, directeur général d’1PACT Insertion.

Dans l’univers des groupements d’employeurs, les GEIQ occupent une place spécifique : « il s’agit d’une reconnaissance, d’un label octroyé chaque année par une commission sur la base de critères qui confirment la qualité du modèle et de son application », comme le précise Foucauld Rontard. Parmi les critères imposés aux GEIQ : les entreprises adhérentes doivent participer à leur stratégie. « Leur implication est un levier de différenciation qui garantit au groupement d’être réellement au service des employeurs d’un territoire et/ou d’une filière », indique le directeur général d’1PACT Insertion, tout en soulignant une autre spécificité : l’accueil de publics relevant du champ de l’insertion. « C’est le cas au sein des six GEIQ gérés par 1PACT, dans lesquels leur proportion dépasse les 98 %. »  

L’impact social est effectivement au cœur du modèle du GEIQ : l’objectif est d’intégrer des personnes éloignées de l’emploi dans des parcours d’alternance, avec une reconnaissance (qualifiante ou certifiante) des compétences développées. L’intérêt, pour les entreprises adhérentes, est de trouver une réponse concrète à des problématiques de recrutement sur certains postes, tout en remplissant leurs objectifs RSE. Comme le résume Foucauld Rontard, « il s’agit de transformer une velléité d’impact social en exigence de résultats opérationnels ».

Une contribution à la clause d’insertion pour le BTP et le transport

Pour l’industrie, le BTP ou encore le transport, qui font face à des besoins d’embauches massifs et des difficultés de sourcing, le groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification représente donc une solution concrète. « C’est une promesse que nous faisons aux entreprises : en intégrant un GEIQ, elles vont bénéficier de personnes engagées dans un parcours qualifiant en alternance, avec in fine un taux d’embauche de profils qualifiés qui s’élève en moyenne à 70 %. » Les GEIQ ont un autre atout, dans un contexte de contraintes budgétaires où les soutiens à l’alternance se réduisent : fournir une expertise qui garantit le meilleur taux de transformation possible de l’alternance vers un statut de salarié en CDI.  

Si ces éléments sont communs à tous les GEIQ, il existe des spécificités par secteur d’activité. « Chaque filière a ses propres enjeux », confirme Foucauld Rontard, en exposant notamment le cas des clauses d’insertion. Dans les marchés publics, l’acheteur prévoit un certain pourcentage d’heures d’insertion. « Le GEIQ permet donc à cette attente d’impact social d’être associée à un résultat mesurable. C’est le discours que nous tenons avec les entreprises : la clause d’insertion peut être mobilisée comme un levier de formation de vos collaborateurs de demain. » Si le BTP est particulièrement soumis aux clauses d’insertion, c’est aussi le cas du transport en cas de délégation de service public, et cette tendance gagne aussi les marchés privés.

Le GEIQ comme réponse aux difficultés de recrutement

Le dispositif répond aussi aux besoins de profils techniques – de plus en plus pénuriques – de certaines filières, comme l’industrie. « Notre métier consiste à répondre à ces enjeux, en proposant des formations axées sur les connaissances théoriques et le développement du savoir-être, et en les complétant par une montée en compétences techniques assurée par l’entreprise adhérente », décrypte Foucauld Rontard.  

Les GEIQ disposent en effet d’une expertise en ingénierie de formation, leur permettant d’adapter précisément les réponses aux attentes de leurs adhérents. La finalité des GEIQ gérés par 1PACT reste de concevoir des parcours individualisés, dans le respect du cadre posé par les opérateurs de compétences (OPCO) pour les financements, et avec des formations qui répondent au cahier des charges de France Compétences. « En tant qu’experts de l’ingénierie de formation, nous disposons d’une certaine flexibilité dans la construction du parcours, pour contribuer à la fois à l’employabilité durable des personnes formées et aux besoins opérationnels des adhérents des GEIQ. » Un modèle d’accompagnement vertueux, profitable aux deux parties.

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