Internalisation des salariés mis à disposition, mode d’emploi

Chaque année, environ 200 salariés d’1PACT rejoignent les effectifs des adhérents des groupements d’employeurs. Ils peuvent ainsi s’engager durablement avec les entreprises dans lesquelles ils ont été mis à disposition, et bénéficier de leur politique RH. Charles de Boysson, responsable des opérations chez 1PACT, revient sur le processus d’internalisation, qui implique étroitement les équipes de terrain.

Sur les neuf premiers mois de 2026, 21 internalisations ont été réalisées sur le GE Hauts-de-France. « Systématiquement, elles sont effectuées à la demande de nos adhérents, explique Charles de Boysson, responsable de ce groupement et par ailleurs en charge des opérations d’1PACT dans cinq régions. Ils veulent recruter des collaborateurs qu’ils connaissent et apprécient, avant tout pour des raisons de fidélisation à long terme, et les salariés de nos groupements se distinguent à cet égard, car ils ont un contrat de CDI au sein du GE et sont donc déjà dans un état d’esprit de long terme. » 

Ces internalisations sont l’aboutissement de la mise à disposition, dans un cadre défini dès la signature du partenariat avec un nouvel adhérent. « Nous convenons en général d’au minimum un an de mise à disposition avant de pouvoir embaucher. » Il existe bien sûr des exceptions à cette règle, avec parfois des internalisations qui interviennent au bout de quelques mois – « en fonction de la conjoncture économique ou des besoins du terrain ».

Un recrutement facilité, en seulement quelques étapes

Certains adhérents font des appels à candidatures, les salariés étant invités à postuler s’ils le souhaitent ; dans d’autres cas, ils identifient la ou les personnes qu’ils souhaitent embaucher en fonction de différents critères – par exemple, le niveau de polyvalence, la performance sur le poste, le potentiel d’évolution professionnelle… Un entretien, généralement sur site, est ensuite organisé pour informer le salarié de ce projet, par le responsable de GE ou le chargé d’affaires, ou encore, côté adhérent, par le chef d’équipe ou le gestionnaire RH. « Une fois que toutes les parties sont d’accord et ont défini une date, le salarié du groupement n’a plus qu’à démissionner, indique Charles de Boysson. Il est ensuite recruté par l’entreprise via un processus d’embauche simplifié par rapport à un recrutement externe. » 

Le salarié qui se voit proposer une internalisation peut bien sûr la refuser s’il ne la souhaite pas. « Cela peut arriver, notamment quand il estime que ce changement contractuel ne serait pas particulièrement avantageux. Dans ce cas, il reste dans les effectifs du groupement, généralement chez le même adhérent. » Mais le cas est rare, avec seulement quelques refus ces dernières années.

Un lien humain qui persiste avec les équipes d’1PACT

Si l’internalisation reste la première finalité de la mise à disposition, elle implique parfois beaucoup d’adaptation de la part du responsable de GE. « Il arrive que des adhérents demandent de recruter rapidement les personnes, après quelques mois seulement. Par exemple, en cas de baisse annoncée des recrutements futurs dans son entreprise, un manager va vouloir s’assurer de garder de bons éléments en sécurisant leur embauche. Une certaine souplesse est indispensable aux bonnes relations commerciales, dans un cadre contractuel qui va être amené à se pérenniser et se développer. » 

Entre le salarié embauché chez l’adhérent et les équipes d’1PACT, la relation professionnelle est donc terminée, mais le lien humain se maintient. « La semaine dernière, je suis allé chez un adhérent, j’ai recroisé d’anciens salariés du GE, on se salue chaleureusement et on échange quelques mots », illustre Charles de Boysson, qui rappelle que chaque internalisation est un motif de fierté. « Elle veut dire qu’on a fait du bon travail dans le recrutement et le suivi des salariés. C’est à la fois une reconnaissance pour nos équipes et un levier de consolidation du partenariat avec les adhérents. » Sans compter la satisfaction des salariés, comme l’exprime ce retour fait à Charles de Boysson : « Je n’avais jamais réussi à rentrer dans cette entreprise et c’est grâce à vous que j’ai pu y obtenir un CDI. »

Vous recherchez du travail ?

Consultez nos offres

Vous cherchez à recruter ?

Contactez nos équipes