Cyril H., facteur au sein du groupement d’employeurs Hauts-de-France, est devenu préparateur de commandes il y a un an. Formations, découverte du métier, premiers mois… il revient sur les éléments qui ont contribué à sa reconversion réussie au sein du GE.
Pour les salariés mis à disposition des groupements d’employeurs, une fin de mission chez un adhérent peut être l’occasion d’un changement de cap professionnel. C’est ce qu’a vécu Cyril H. en 2025 ; après avoir travaillé pendant plusieurs années pour La Poste, en tant que facteur, l’évolution du partenariat entre l’entreprise et 1PACT a nécessité un replacement au sein du GE. « Le chargé d’affaires d’1PACT m’a proposé une formation pour passer les CACES, que j’ai obtenu, en vue de me proposer un poste dans l’entrepôt de Dickson, spécialiste des tissus, basé à Hordain – dans le même secteur géographique que La Poste. »
Sans expérience en logistique, Cyril H. présente des compétences comportementales en phase avec le métier de préparateur de commandes : sérieux et appliqué, désireux d’apprendre, curieux… « J’ai accepté cette proposition de reconversion parce que cela m’intéressait de découvrir un environnement différent. Par ailleurs le métier de facteur est agréable pendant la belle saison ; quand on prend de l’âge, les hivers à moins cinq degrés sous la pluie sont plus difficiles pour l’organisme ! » Il a également apprécié le fait que ce changement de métier se réalise « sans grosse pression » : « Si cela ne m’avait finalement pas convenu, je savais que nous pouvions envisager d’autres options de reclassement. » Un autre élément achève de le convaincre de tenter l’aventure : la logistique est un secteur dynamique, porteur d’emplois pérennes.
Deux mois de découverte du nouveau métier
La reconversion a donc débuté avec l’obtention de trois CACES (1, 3 et 5), couvrant aussi bien le transport de charges légères avec un chariot autoporté, que la manipulation de chariots élévateurs, « un ensemble complet de certifications pour travailler dans un entrepôt et de ne pas être cantonné à la même tâche ». Cyril H. a également rencontré le responsable du site, pour faire le tour de l’entrepôt et découvrir ses activités et métiers : « C’était davantage un entretien de motivation qu’un entretien de compétences, sachant que ce domaine était totalement nouveau pour moi. Il a été établi qu’on était sur une phase de test, pour vérifier que cet environnement pouvait me convenir. »
Les deux premiers mois de travail ont donc été consacrés à la découverte du métier, avec l’accompagnement du manager et des collègues. « On m’a laissé le temps de progresser, en me mettant d’abord sur un poste précis pour me permettre de maîtriser ses spécificités, puis en me faisant découvrir d’autres facettes du métier de préparateur de commandes. Petit à petit j’ai compris la logique globale de l’entrepôt. Cette approche par étapes a été très efficace pour me faire gagner en polyvalence. » Du côté des challenges à relever, outre la dimension physique du métier, à laquelle il faut s’habituer, Cyril H. a également dû « accepter de repartir de zéro » : « Ce n’est pas évident de ne pas être performant, d’être en apprentissage à 37 ans. C’est une remise en question, d’autant plus forte que les collègues, aussi compréhensifs soient-ils, ont besoin qu’on soit rapidement au niveau d’efficacité attendu pour répondre aux commandes des clients. »
Diversité des tâches : une polyvalence appréciée
Le bilan de ces premières semaines de rodage a été largement positif, confirmant la pertinence de cette évolution professionnelle. Cyril H. apprécie la diversité des tâches associée au fonctionnement en deux-huit de l’entrepôt. Les matins sont consacrés à la gestion des commandes, à la constitution des palettes, ou encore à l’expédition dans des dépôts de différents pays d’Europe pour les clients internationaux. L’équipe d’après-midi finalise la préparation de commandes du matin, alimente le magasin automatique en rouleaux de tissus, décharge les camions et les range dans les palettiers…
« Le fait d’avoir gagné en compétences et en polyvalence rend le travail de plus en plus agréable. Le responsable de l’entrepôt est exigeant, mais à l’écoute en cas de problème, et la dynamique entre collègues est positive, indique Cyril H.. Plus d’un an après mes débuts chez Dickson, je me sens bien dans mon nouveau métier, j’ai pris mes marques. Je verrai si de nouvelles opportunités se présentent à l’avenir dans cette entreprise. »
