Logistique : des métiers qui se conjuguent aussi au féminin

Dans certains secteurs d’activité considérés comme « masculins », les clichés ont parfois la peau dure. Si les métiers de la logistique sont effectivement physiques, ils peuvent tout à fait être occupés par des femmes. C’est en tout cas une réalité au sein des groupements d’employeurs gérés par 1PACT, comme le démontre le témoignage de Juliette Trousselle, préparatrice de commandes.

La féminisation des effectifs, dans le domaine des transports et de la logistique, est encore loin de la parité mais s’améliore peu à peu ; d’après le rapport 2025 de l’Observatoire prospectif des métiers et des qualifications de cette branche, les femmes représentent 20,4 % des emplois, soit un point de plus en un an. Une proportion variable d’une fonction à l’autre, avec une sur-représentation des femmes dans les fonctions supports, tandis que les métiers opérationnels restent majoritairement masculins.

Dans le domaine de la logistique, de la manutention et du magasinage, le pourcentage descend à 17 % de femmes. Si Juliette Trousselle, préparatrice de commandes dans un entrepôt de STEF Seafood, le vit aujourd’hui dans son quotidien professionnel, elle nuance ce constat : « Sur une vingtaine de personnes, nous sommes effectivement quatre femmes. Mais dans mes précédentes expériences, j’ai vécu l’inverse. J’ai eu notamment l’occasion de travailler dans un entrepôt logistique pour un fournisseur de cadres de fenêtres ; le métier était très physique, et pourtant il n’y avait quasiment que des femmes. »

Des missions diversifiées au sein d’un collectif de travail

Pour Juliette Trouselle, le choix de la logistique répond à l’envie d’un métier manuel, réalisé en équipe. Avec son bac+2 en droit, elle ne voulait pas d’une profession impliquant « un bureau et un ordinateur », ce qui l’a incitée à se réorienter dans une branche où on peut être recruté sans diplôme. « J’ai vu que la logistique était un secteur qui embauchait ; après des missions d’intérim en horaires décalés, j’ai postulé à l’offre d’emploi d’1PACT », explique la jeune femme de 22 ans.

En tant qu’opératrice logistique, elle apprécie la diversité des missions quotidiennes : inventaire du matin et contrôle des stocks, puis préparation des commandes, avant l’inventaire du soir, la mise à jour des stocks et le rangement. Elle loue également la bonne ambiance au sein de l’équipe, à majorité masculine – avec son lot d’ajustements. « Les hommes ont tendance à venir spontanément nous aider pour déplacer les cartons ; ce côté serviable est appréciable, mais ce n’est pas parce que l’on est une femme que leur aide est toujours nécessaire ! C’est un métier physique, que je peux assumer ; si j’ai besoin d’un coup de main, je préfère le demander. »

Les femmes ont toute leur place dans les entrepôts logistiques

Une anecdote confirme l’importance de faire bouger les lignes en sortant des clichés, qui peuvent aussi être entretenus par les femmes : « une de mes collègues a reproché à un autre membre de l’équipe de ne pas m’aider, alors qu’il venait justement de le proposer et que j’avais refusé ». Juliette Trousselle sourit aussi en rappelant que le préparateur de commandes le plus rapide et efficace est… une de ses collègues, « pourtant petite, et d’une cinquantaine d’années ! ».

Quatre mois après ses débuts en tant que salariée mise à disposition de STEF Seafood, le bilan est plus que positif : « J’apprécie ce métier d’équipe, les missions claires, la dimension physique mais aussi technique, la rigueur pour la gestion des stocks et l’inventaire, le suivi des références, la recherche de l’origine d’un décalage de stock, le respect des règles de sécurité et d’hygiène… La logistique ne se résume pas au port de charges, elle appelle de la polyvalence et donc des compétences d’adaptation et de réactivité. »

 

S’il est trop tôt pour évoquer la suite de son parcours professionnel et une éventuelle évolution vers un autre poste, Juliette Trousselle n’exclue pas, à l’avenir, de candidater à des postes de responsable logistique ou de chef d’équipe. « Je n’ai que trois ans d’expérience, on verra ensuite si mon appétence pour le relationnel et l’organisation peut s’exprimer dans des fonctions d’encadrement. »

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