illustration des troubles musculo-squelettique

Les 5 piliers d’une démarche de prévention des TMS

Réduction de l’absentéisme et des arrêts de travail, amélioration de la performance, contribution à la QVT… Les atouts des plans d’action dédiés aux troubles musculosquelettiques ne manquent pas. Les entreprises de la logistique ou de l’industrie, en particulier, ont tout intérêt à privilégier la co-construction et la proactivité. Voici les incontournables à suivre, en les adaptant aux spécificités de l’organisation.

D’après les données de l’Assurance maladie, les troubles musculosquelettiques (TMS) représentent à elles seules 93 % des maladies professionnelles reconnues dans le secteur du transport et de la logistique. Dans ce champ d’activité, 28 % des accidents de travail sont liés au mal de dos. L’impact sur la santé humaine est donc important ; les conséquences sont également économiques, avec un poids financier annuel évalué à 61 millions € – principalement pour couvrir les dommages liés à ces arrêts.

Il existe heureusement de plus en plus de solutions concrètes pour faciliter le quotidien des opérateurs et prévenir ces risques : lève-personnes sur rails, avec moteurs et harnais, tracteurs pousseurs et timons électriques, chariots à niveau constant… Les dernières technologies permettent d’innover, avec par exemple des capteurs qui analysent en temps réel les angles articulaires des collaborateurs et fournissent un feed-back immédiat pour aider à les corriger ; ou encore des systèmes de capture vidéo, permettant d’évaluer les postes de travail.

L’importance d’un diagnostic organisationnel et individuel

Ces dispositifs doivent s’inscrire dans une démarche plus globale de prévention des TMS. Définir et déployer un plan d’action ne s’improvise pas. Avec l’appui d’experts en santé au travail, ou des recommandations de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact), chaque entreprise peut agir, en adaptant ses réponses à sa taille, à son secteur d’activité, au diagnostic initial et aux axes de progrès.

Cinq axes sont à privilégier, dont deux dédiés au diagnostic.

1. Établir un état des lieux de l’exposition des personnels à différents facteurs de risque de TMS

Il s’agit d’identifier, poste par poste, les différentes contraintes qui peuvent peser à chaque étape du travail ; par exemple, des délais trop courts pour l’activité de tri, des efforts de manutention cumulés, ou un manque de personnels dédiés à l’expédition. Cette première phase permet de préciser les enjeux en termes de prévention, en regroupant les contraintes organisationnelles par grandes familles de causes de TMS.

2. Approfondir le diagnostic en identifiant les sources individuelles de TMS, afin de disposer d’outils d’analyse

Par exemple, les managers de terrain peuvent documenter les situations de travail en prenant des photos des salariés pour repérer des postures et gestes problématiques. Ces éléments permettront de formaliser et de partager une analyse des situations à risques.

Un plan d’action d’autant plus efficace qu’il mobilise l’interne

Ce diagnostic effectué, il s’agit ensuite de définir le programme de prévention et le cadre de son évaluation.

3. Formaliser un plan d’action pour cibler et prioriser les orientations stratégiques

Il est crucial d’agir aussi bien sur l’organisation du travail à améliorer que sur les gestes et postures à corriger. L’accent peut ainsi être mis sur la prévention des lombalgies des salariés chargés de la préparation des commandes : aménagement des locaux, matériels et équipements, ressources humaines, organisation du travail, formation des salariés, évolution des pratiques professionnelles…

4. Suivre concrètement les effets du plan d’action et les mesurer

Différents indicateurs vont permettre d’évaluer l’impact – feed-backs des managers et des salariés, taux d’absentéisme ou d’arrêt de travail, gains de performance… Il est important de prévoir un bilan régulier pour s’assurer de la pertinence des initiatives engagées, et enrichir le plan d’action.

5. Mobiliser l’interne sur l’ensemble de la démarche

Il s’agit de faire de la prévention des TMS un véritable projet d’entreprise, associant la direction générale, la DRH, les IRP, les managers de terrain et les salariés eux-mêmes. Plus les enjeux sont compris et partagés, plus les moyens adéquats (financiers et humains) sont engagés, plus l’entreprise peut agir concrètement, et plus les plans d’action pour réduire le risque de TMS vont remplir leurs objectifs.

La sécurité au travail est une obligation de l’employeur ; c’est aussi le moyen de démontrer l’importance qu’il accorde au bien-être des équipes. En étant proactif, et en inscrivant la démarche dans une dynamique d’amélioration continue, il place la prévention des TMS au cœur de sa politique RH.

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