Il suffit d’une absence non prévue pour impacter l’organisation et la performance de toute une équipe de travail. Dans le cas des salariés mis à disposition, les responsables de groupements d’employeurs sont en première ligne pour s’attacher à limiter au maximum l’absentéisme, au bénéfice des adhérents. Décryptage avec Louis Duprat, responsable du GE Occitanie.
Dans les secteurs de la logistique et de l’industrie, la prévention de l’absentéisme représente un enjeu majeur, comme l’explique Louis Duprat : « Il s’agit de métiers opérationnels, de terrain, dont la performance repose sur la complémentarité. Il suffit d’un maillon manquant pour perturber toute la chaîne. D’après nos estimations, une personne absente représente près de 10 % d’activité en plus pour ses collègues. » Sans compter le risque de cercle vicieux : quand un collectif de travail subit plusieurs absences non remplacées, la charge de travail va encore augmenter, générant de la fatigue et de la démotivation – et, in fine, la perspective de nouvelles absences non prévues…
Comment, au sein de chaque groupement d’employeurs, gérer l’absentéisme pour le limiter ? En misant avant tout sur la proximité avec les salariés mis à disposition des adhérents. « Cela nous permet de bien maîtriser l’absentéisme anticipé ; par exemple, le vendredi, en échangeant avec les équipes, nous tâchons d’évaluer les absences potentielles de la semaine suivante, en cas d’épidémie de grippe et d’apparitions de symptômes, de grève des transports, ou encore de rendez-vous personnel que souhaite prendre un salarié ; à ce stade, il est encore possible de modifier le planning. »
En cas d’absentéisme plus marqué chez un adhérent, des points quotidiens peuvent être organisés pour anticiper et réagir. Dans tous les cas, l’objectif est d’éviter une annonce trop tardive ; par exemple, en cas de problème de santé, il est préférable que le salarié n’attende pas l’arrêt maladie pour prévenir le responsable de GE ou le chargé d’affaires, et qu’il le fasse dès la prise de rendez-vous avec le médecin.
Suivi des indicateurs, échanges de bonnes pratiques : le rôle clé des responsables de GE
D’autres éléments contribuent à la gestion de l’absentéisme, dans une logique de prévention : par exemple, la prime d’assiduité ; ou encore le fait que les salariés mis à disposition sont en CDI. « Leur niveau d’engagement est donc plus élevé que celui des intérimaires, qui enregistrent des taux plus importants d’absentéisme, indique Louis Duprat. Par ailleurs, les salariés sont conscients des risques liés à plusieurs avertissements pour absences injustifiées. » Plus l’absentéisme est évalué et anticipé, plus l’impact est limité – voire nul – pour l’adhérent. En revanche, en cas d’absence de longue durée et de recours à un salarié mis à disposition à temps plein, l’adhérent doit s’engager à le conserver – « la stabilité est une promesse majeure d’1PACT vis-à-vis des salariés ».
Les responsables de GE s’attachent aussi à suivre les indicateurs d’absentéisme pour suivre les tendances, de manière hebdomadaire ou mensuelle. Ils échangent également entre eux pour partager leurs retours d’expérience et leurs bonnes pratiques. Par ailleurs, ils tâchent d’identifier en amont les risques ; « par exemple, lors du contrôle de références d’un candidat, nous tenons compte de l’absentéisme subi chez les précédents employeurs ; ou encore les absences non prévenues recensées pendant la période d’essai chez 1PACT. Il est essentiel de présenter des profils fiables à nos adhérents. »
Une dynamique de prévention vertueuse, basée sur la proximité et la communication
Une fois intégrés, les salariés sont accompagnés en continu. Ce suivi de proximité est l’occasion, pour les équipes d’1PACT, de contribuer à la prévention de l’absentéisme grâce à leur présence sur le terrain. « Au sein du GE Occitanie, sur les sites de Toulouse, la moitié des effectifs travaille de nuit, illustre Louis Duprat. Comme les chargés d’affaires, je m’astreint à aller sur site, au moins une fois par semaine, pour les rencontrer et échanger avec chacun d’eux. »
Quelle place pour les adhérents dans cette démarche ? Dans le meilleur des cas, ils vont s’attacher à étendre leurs initiatives de prévention de l’absentéisme aux salariés mis à disposition. À défaut, ils peuvent contribuer à cette dynamique en transmettant le planning le plus en amont possible – « l’impact est notable sur la baisse de l’absentéisme ».
L’ensemble de ces efforts est payant ; le GE Occitanie enregistre environ 1 % d’absentéisme subi. De bons résultats qu’1PACT s’attache à renforcer, en misant sur la proximité, la communication et la relation de confiance.
